Nous tenons d'abord à remercier toutes celles et tous ceux qui, en portant leurs suffrages sur notre liste La Voix des classes populaires, ont fait un vote clair contre la politique anti-ouvrière du gouvernement Sarkozy-Fillon, soutenue par son représentant local Dionis, en même temps qu'ils ont envoyé un coup de semonce à la gauche institutionnelle, tant au plan national que local. Le score relativement élevé de notre liste, comme des listes d'extrême gauche en général dans le pays, est sans doute annonciateur de luttes sociales et politiques dans lesquelles nous prendrons toute notre place et sont de bon augure pour la reconstruction des réseaux militants nécessaires dans les usines, les bureaux, les quartiers, là où ils n'existent plus ou se sont affaiblis, et que nous comptons entreprendre avec eux.
Les résultats de dimanche soir laissent prévoir un deuxième tour extrêmement serré.
Pour parler clairement, nous ne souhaitons pas que Dionis, ce représentant local de Sarkozy-Fillon, accède à la mairie d'Agen. Ce serait le triomphe d'une droite revencharde. Durant la campagne du premier tour, Dionis s'est présenté comme le père Noël, multipliant les promesses démagogiques en direction des milieux défavorisés, promesses qu'il n'a évidemment pas l'intention de tenir. Député depuis 2002, Dionis a voté à l'Assemblée toutes les lois anti-ouvrières des gouvernements de droite qui se sont succédés. Comment cet adversaire des classes populaires à l'Assemblée pourrait-il subitement devenir leur ami à la mairie ? Nous pensons qu'aucune voix de travailleur, de précaire, de chômeur, de retraité ne doit se porter sur cet adversaire des travailleurs.
Le coup de semonce adressé par tous ceux qui ont voté pour notre liste a-t-il été entendu par le maire sortant, Alain Veyret ? Nous avions des doutes pour l'avoir entendu dimanche soir, en direct à la télévision, se contenter d'appeler à la mobilisation de la « gauche » contre la « droite », sans aucunement montrer qu'il avait reçu le message de nos électeurs. Ces doutes se sont confirmés quand, à sa demande, nous l'avons rencontré hier lundi et qu'il a refusé d'infléchir son programme pour tenir compte de nos propositions, ainsi que, à fortiori, d'offrir des garanties dans ce sens.
Le deuxième tour contre Dionis ne se gagnera pas « au centre ». Si Alain Veyret se refusait à prendre en compte les revendications que nous avons exprimées, il prendrait le risque de laisser passer le représentant de la droite. Et même si, comme nous le souhaitons, Dionis est battu dimanche prochain, cela signifierait que les voix qui se sont exprimées sur notre liste ne trouveraient aucun écho au sein du nouveau conseil municipal.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire